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Alaniz nous invite à trouver la lumière pour garder l’espoir d’un monde meilleur
Catégorie(s) : Actualité
Publié le : 26/08/2025

Son premier passage fin juin a été rapide comme l’éclair. En prémices du festival Street Art qui fête cette année ses dix ans, Alaniz a réalisé une magnifique fresque sur un mur de l’hôtel Ibis Budget boulevard Daunou. Comme ces enfants qui ont trouvé la lumière, il faut toujours garder l’espoir d’un monde meilleur.

Son passage avait marqué Boulonnaises et Boulonnais en 2017. Amateur d’art, le jeune artiste argentin avait alors choisi de reproduire un tableau iconique des collections du musée Chateau – comtal : la ramasseuse d’épaves de Francis Tattegrain.

Cette fois, c’est une composition personnelle qui est apparue sur le mur de l’hôtel Ibis Budget du boulevard Daunou. Après le trompe l’oeil fantastique de Shozy l’année dernière, l’hôtel affiche désormais deux jeunes enfants qui contemplent la lumière. Une belle allégorie de l’espoir qui doit toujours guider les esprits dans les temps sombres de l’actualité récente. « En regardant toutes les choses négatives qui se passent dans le monde, il est facile de voir son état d’esprit s’assombrir » explique l’artiste. « Les nouvelles de la guerre et de la destruction peuvent nous faire perdre espoir et devenir déprimés. C’est quelque chose que je ressens personnellement de temps en temps. Mais comme ces enfants qui trouvent le bonheur dans les petites choses, nous devons aussi trouver un espace sûr et l’espoir que tout puisse changer pour de bon » insiste-t-il avec conviction. « Nous devons garder cette bougie allumée, celle qui vous fait croire qu’un monde meilleur est possible, sourire et profiter de la vie. Aussi petit que nous puissions nous sentir, nous pouvons agir et faire la différence. Mais pour y parvenir, nous devons croire qu’un changement est possible. Nous devons être notre point de départ pour transformer notre réalité. » Un engagement philosophique et un message universel : « Allons-y, allumons cette lumière ! »

Une lumière et un éclat qui brillent toujours dans les yeux de cet artiste charismatique, tout heureux de revenir à Boulogne-sur-Mer huit ans après une première fresque. « Je me sens vraiment comme à la maison ici » reprend Alaniz. « La ville et les habitants, tout m’apparaît comme très familier. C’est toujours un plaisir de venir à Boulogne-sur-Mer. »

Un plaisir partagé autour d’une œuvre profonde qui amène la lumière et le bonheur simple d’un enfant, à admirer boulevard Daunou.

Portrait : Né en Argentine, Alaniz vit et travaille aujourd’hui à Berlin (Allemagne). L’artiste peint au rouleau avec instinct et force des portraits expressifs. L’inspiration vient généralement lors de la découverte du support et du lieu. « Si vous voulez peindre dans la rue, vous devez connaître la rue et savoir à qui vous parlez. Je voudrais penser que mon œuvre est définie par le contexte. Vous pouvez définir cette philosophie comme ceci : quand vous êtes dans un grand espace bondé, vous devez littéralement crier dans l’oreille de quelqu’un pour vous faire entendre. Dans une petite chambre cependant, il n’y a pas besoin de crier. Vous pouvez parler plus doucement et généralement être une personne plus agréable, non ? » Déjà passé par le festival en 2017, il avait réalisé un magnifique hommage à l’œuvre iconique de Francis Tattegrain exposée au Musée : « la ramasseuse d’épaves ». Il est de retour à Boulogne-sur-Mer pour une triple expression artistique rue Saint-Louis, boulevard Daunou et au cœur du jardin éphémère dans la ville fortifiée.

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