Édition 2022

Rendez-vous majeur de la saison estivale, le festival Street Art s’apprête à vivre sa 7ème édition du 23 juillet au 31 août. 11 artistes internationaux, 2 régionaux et 8 Boulonnais se relaieront avec plaisir et talent pour enrichir le musée en plein air de nouvelles œuvres d’art classiques, surprenantes et philosophiques. Une 7ème vague d’art urbain qui sera lancée par le retour très attendu de Borondo, auteur de la plus belle fresque de France (2020) rue Jules Baudelocque.

Le temps des acquisitions est de retour pour le grand musée en plein air boulonnais ! Au 43 fresques qui composent déjà une riche balade artistique à travers la ville, vont s’ajouter de nouvelles créations qui donneront encore plus d’ampleur à la démarche artistique lancée en 2016. Surréalisme, anamorphose, style classique, photoréalisme, trompe l’œil inspiré par l’art déco, hommage à l’Egyptologie seront le support de créations inspirantes et philosophiques qui prendront corps sur les murs boulonnais et sous les yeux des passants.

Borondo (Espagne), Ron Muralist (Argentine), Chosimo Cheone (Italie), Javier Barriga (Chili), Jade Rivera (Pérou), Dimitris Taxis (Grèce), Akut Herakut (Allemagne), Guido Van Helten (Australie), Mohammed El Ghachem (Maroc), John Wentz (Etats-Unis), Zoerism (France), Mélissa Follet (France) réserveront de belles surprises et apporteront leur talent, leur style et leur inspiration pour de nouvelles œuvres qui surprendront et inspireront la réflexion.

Rue du Chemin Vert, Margot Mégier réalisera également un mur participatif grâce au concours des habitants dans le cadre de la Politique de la Ville avec l’association Intramurock.

L’artiste boulonnais Ludovic Truffier rendra lui hommage à l’Egyptologie tandis que le mobilier urbain s’habillera sous les coups de pinceaux d’Antoine Lépine.

Au fil des rues, chacun est invité à poser un nouveau regard sur Boulogne-sur-Mer lors d’une belle balade artistique selon son rythme et ses envies.

7ème édition du festival « Street art / art urbain » du 23 juillet au 31 août 2021.

Portraits des Artistes

Artiste française, 2 rue des Victoires du 25 au 29 juillet
Artiste française, 2 rue des Victoires du 25 au 29 juillet

Mélissa Follet

Artiste autodidacte, Mélissa Follet possède un parcours atypique débuté en… STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives). « Je voulais devenir préparateur physique mais j’ai été souvent blessée pendant mes études. Je me suis alors réfugié dans le dessin. J’ai vu que ça plaisait, j’ai donc persévéré avant de me lancer. Ma démarche est de sensibiliser le public à la beauté du monde animal et de donner une voie à ces animaux invisibles qui subissent la destruction de leur environnement. » Une démarche qui s’inscrit parfaitement dans sa technique basée sur le clair-obscur. « Le noir met le blanc en lumière. Il dévoile une partie visible. Le reste est suggéré et se devine. On sait qu’il est là mais il n’apparaît pas. » Certains ont peut-être déjà admiré ses portraits d’hommes ou d’animaux exposés sur les panneaux électoraux en 2021. Poisson, grand singe, tigre… apparaissent dans une atmosphère singulière. Présente lors de la 6ème édition pour composer une raie Pastenague à tâche bleue lors d’un « ça me dit urbain » spécial rue Thiers, l’artiste est prête à franchir un cap en réalisant un mur.  

Artiste allemand, 16 rue du Fort Rouge du 29 juillet au 7 août
Artiste allemand, 16 rue du Fort Rouge du 29 juillet au 7 août

Akut

Né en RDA, Akut, de son vrai nom Falk Lehmann, est l’un des premiers à se plonger dans le monde de l’art de rue en réalisant des œuvres figuratives dans un style photoréaliste, encore atypique dans la scène graffiti du début des années 90. Dans les années 2000, en tant que co-fondateur du légendaire collectif de graffeurs Ma’Claim, il se fait connaître dans le monde entier grâce à ce style qui impressionne sur de gigantesques peintures murales. Membre du duo Herakut, il expose à l’échelle internationale dans des galeries et des musées. Passionné par les questions sociales, il collabore également avec des organisations d’aide humanitaire en tant que peintre et photographe lors d’actions artistiques menées avec des jeunes défavorisés du monde entier. Spécialiste du portrait, Akut explore constamment l’interaction de différentes techniques, matériaux, outils et disciplines telles que la peinture à petite et grande échelle, la photographie et le film, l’analogique et le numérique.

Artiste marocain, boulevard Chanzy (Aviron Boulonnais) du 4 au 14 août
Artiste marocain, boulevard Chanzy (Aviron Boulonnais) du 4 au 14 août

Mohamed El Ghacham

Né à Tanger, l’artiste marocain a toujours été intéressé par les arts plastiques. Après une expérience dans le graffiti durant ses années lycée, Mohamed El’Ghacham s’inspire des peintres plus classiques pour développer un style réaliste et naturaliste avec des touches d’impressionnisme. Ses œuvres s’inspirent des scènes de la vie quotidienne, des moments simples pris sur le vif auxquels le spectateur peut s’identifier. Ces moments sont précieux. Transcrire des scènes banales de la vie quotidienne en œuvres monumentales rappelle qu’il faut chérir ces morceaux de vie et en profiter avant qu’ils ne deviennent que des souvenirs. Sa palette de couleurs sombres et discrètes, avec des coups de pinceaux lâches et des couches de tons sourds, ajoute une émotion et crée un style vintage qui rappelle les photos du XXème siècle. Ces scènes apparaissent alors comme des moments du passé, souvent effacés de la mémoire et ramenés à la vie par l’œuvre d’art qui devient ainsi un instrument pour surmonter son caractère éphémère.
Artiste Chilien, 141 rue de Bréquerecque du 7 au 14 Août
Artiste Chilien, 141 rue de Bréquerecque du 7 au 14 Août

Javier Barriga

Des portraits hyperréalistes sans visage qui captivent d’autant plus le spectateur par le mystère qu’il dégage, voilà la démarche artistique développée par l’artiste Javier Barriga. Passionné de peinture depuis l’enfance, le Chilien est passé naturellement du tableau des ateliers au mur de la rue. « Je peignais des tableaux qui, dans le meilleur des cas, étaient vendus. Il appartenait ensuite à un propriétaire et le cycle était fermé. Cela ne me suffisait pas. J’avais besoin de partager mon travail avec des gens qui ne consomment pas d’art. » A l’image de la « Ganza », une femme de dos coiffée d’une tresse, l’artiste cherche à dépeindre une dimension psychologique de la femme, réfléchie et silencieuse, dans des espaces intimes d’une autre époque. Avec une certaine nostalgie de la peinture réaliste, notamment inspirée par l’esthétique de l’académisme à la fin du IXe siècle. « De dos, elles n’ont pas d’identité. Tout le monde peut s’identifier à ces personnages qui les ramènent parfois à un souvenir d’enfance et aux coiffures de leurs mères ou grands-mères. J’aime évoquer le passé. C’est ma source d’inspiration. Car si le street art est éphémère, les histoires sont éternelles ».
Artiste canadien, 404 boulevard Sainte-Beuve, du 8 au 18 août
Artiste canadien, 404 boulevard Sainte-Beuve, du 8 au 18 août

Jarus

Jarus est entré dans le monde de l’art à l’âge de 18 ans : « Je n’avais plus envie de faire de graffitis, alors je me suis mis à réaliser d’immenses portraits sur les wagons. Ça a été le démarrage. » Originaire de Regina au Canada, celui qui se fait surnommer Young Jarus est en perpétuel voyage. De l’Espagne à l’Allemagne en passant par la Grande-Bretagne, le Mexique et les États-Unis, Jarus dévoile une riche galerie de portraits s’inspirant d’une philosophie simple : « Observer la vie ». Sa technique impressionniste unique crée des représentations émouvantes des personnes qui l’ont inspiré lors de ses voyages et rencontres. Son style figuratif classique est largement inspiré de sa grand-mère, artiste elle-aussi, du peintre Zhong-Ru Huang, qui l’a formé au dessin à l’âge de 16 ans et des œuvres de plusieurs portraitistes académiques tels que William Bouguereau (1825-1905), Anders Zorn (1869- 1920) ou John Singer Sargent (1856-1925). Jarus était intervenu lors de la première édition du festival pour représenter, à sa manière, une photo de pêcheur de Frédéric Briois rue Faidherbe.

Artiste américain, 61 rue des Deux Ponts du 15 au 25 août
Artiste américain, 61 rue des Deux Ponts du 15 au 25 août

John Wentz

Pour John Wentz tout a commencé avec Batman et Spiderman. Dès l’âge de 6 ans, le jeune américain s’amuse à reproduire trait pour trait les aventures de ses héros favoris. Une fascination pour le dessin qui évolue ensuite vers des visuels publicitaires avant que l’artiste ne trouve sa voie : l’art du portrait. Inspirés par la peinture classique, l’abstraction et la photographie réaliste, ses visages cassent les conventions et codes habituels. Car pour John Wentz, bien avant le résultat final, c’est le processus qui compte. « Je laisse juste le produit final arriver sans idées préconçues » confie l’artiste. Composition, cadrage, déstructuration, texture en larges coups de pinceaux visent à restituer l’essence des êtres, leur sensibilité et leur mystère. Dans son œuvre, les anonymes côtoient les héros modernes et les archétypes mythiques pour composer une fresque troublante de notre humanité. S’installe ainsi un dialogue avec l’œuvre et les histoires qu’elle dégage. « Le spectateur est invité à participer à l’image. J’ai l’impression que cela l’emmène dans un lieu de vulnérabilité où il peut être ouvert à une expérience plus émotionnelle. » Une invitation unique à découvrir bientôt à Boulogne-sur-Mer.

Artiste français, 30 rue Maryse Bastié du 15 au 22 août
Artiste français, 30 rue Maryse Bastié du 15 au 22 août

Zoerism

Jeune artiste français né à Grasse, Zoer aime toucher à tout. Si c’est par le graffiti qu’il fait son exploration du milieu artistique urbain durant ses années de lycéen, Fred est depuis tout petit passionné par le monde de l’automobile. Après avoir empilé les carcasses dans ses dessins, il utilise la voiture comme sujet principal de ses sculptures et peintures. L’objet, la matière et surtout son caractère industriel inspirent sa démarche autour d’une question : dans une société qui se définit par la possession matérielle, quelle place et quel avenir accordons-nous à l’objet physique ? De sa représentation à la question de l’empreinte, la pratique de l’artiste vise à explorer la résurgence inévitable de la forme et de la matière avec une touche oscillant entre précision et rapidité associée à une palette colorée intense et lumineuse. Zoer souhaite garder la trace de ce passé industriel conçu par et autour de l’Homme. Il façonne la peinture tel un volume, jouant de l’anamorphose. Tout est impression, suggestion et sensation. Pour l’artiste : « La peinture est similaire à la musique et la cuisine, il s’agit d’une question de sens ». Une sorte de tableau intérieur que Zoer parvient à créer avec ses pinceaux.

Artiste péruvien, 21 rue Simoneau du 20 au 31 août
Artiste péruvien, 21 rue Simoneau du 20 au 31 août

Jade Rivera

Artiste autodidacte depuis 1997, Jade Rivera décrit les réalités qui l’entourent, utilisant la peinture comme le reflet de sa perception quotidienne mêlée à ses racines andines pour développer un style graphique unique. Ses œuvres frappent par leur sincérité et captent un instant fugace de la vie suscitant la réflexion et soulignant le pouvoir de la foi dans les rêves et l’émotion de renouer avec la nature. Un sentiment essentiel pour atteindre un niveau supérieur de conscience et de responsabilité vis-à-vis de tout ce qui nous entoure, de tout ce que nous créons et construisons ensemble et que nous devons préserver. Cet état, souvent contemplatif, véhicule une sensation de calme que l’artiste choisit de représenter chez ses personnages à travers le regard, les gestes et les postures du corps. Ses personnages montrent à la fois de la tristesse et de l’espoir, de la lutte et de la paix, de l’agitation ainsi qu’une force dans la croyance en la croissance et la chance de s’éveiller en laissant derrière eux des rêves et des souvenirs. Avec plus de 20 ans d’expérience, Jade Rivera a parcouru le monde en passant par l’Allemagne, l’Argentine, le Chili, la Colombie, les Emirats Arabes Unis, l’Espagne, les Etats-Unis, la Suède, la Slovénie et bientôt Boulogne-sur-Mer.
Artiste italien, 13 rue des Victoires du 22 au 28 août
Artiste italien, 13 rue des Victoires du 22 au 28 août

Cosimo Cheone

« Je me considère comme un conteur d’univers ». Voilà la belle philosophie de Cosimo Cheone, jeune artiste italien qui a développé un style unique où se mêle anamorphisme et photoréalisme. Avec lui, le street art déborde des murs devenus trop petits pour exprimer ses « mondes peuplés de bons géants » qui envahissent souvent les trottoirs et l’ensemble de l’espace urbain. Passionné de dessins et de peinture depuis son enfance, Caiffa Cosimo a grandi au milieu d’artistes qui lui ont transmis l’amour de l’art. C’est dès l’âge de 9 ans, tombant par hasard sur des jeunes peignant un mur à l’aérosol, que le jeune italien a trouvé sa voie et son moyen d’expression. « Je choisis avec soin les histoires que je veux raconter » poursuit Cheone. « Chaque histoire doit étonner et posséder une identité visuelle exclusive et percutante. Mes Titans traversent des univers et des mondes illimités pour interagir avec le passant et l’émerveiller. Dans chacun de mes murs, je veux créer l’effet « Wow ! » ». Tenez-vous prêt, Cosimo Cheone arrive bientôt à Boulogne-sur-Mer !
Artiste français, 18 rue des Carreaux du 22 au 26 août
Artiste français, 18 rue des Carreaux du 22 au 26 août

Ludovik Truffier

L’art a toujours été une évidence pour Ludovic Truffier. Si la télévision n’était pas présente à la maison, papiers et crayons faisaient le bonheur du petit boulonnais qui a démarré en reproduisant les aventures d’Astérix et Obélix. Délaissant un temps le dessin, Ludovic Truffier s’est ensuite tourné vers la ferronnerie d’art, rénovant différents châteaux et réalisant notamment les grilles du Château d’Hardelot à Condette. S’ensuit une carrière dans la restauration avec, en parallèle des cours de graffiti au CJC Léon Blum. Doucement, cette passion pour le dessin revient taquiner l’esprit et les mains de l’artiste qui profite de son temps libre pour reprendre pinceaux et crayons. Fasciné par le pop art et la culture geek, il trouve son inspiration dans le monde qui l’entoure et reçoit de plus en plus de commandes. Après une participation sur les panneaux électoraux l’année dernière, Ludovik Truffier va mettre en image sa passion pour l’Egyptologie autour de la figure de Nefertiti. Une magnifique opportunité pour le Boulonnais qui va se consacrer entièrement à son art à partir de septembre prochain.
Artiste Grec, 150 rue du Camp de Droite, du 23 au 31 août
Artiste Grec, 150 rue du Camp de Droite, du 23 au 31 août

Dimitris Taxis

Dimitris Trimintzios est un artiste inclassable. Passionné par l’art depuis sa plus tendre enfance, le muraliste grec fait ses premiers pas à l’école des Beaux-Arts d’Athènes avant de plonger dans le monde du graffiti à l’âge de 14 ans. En perpétuelle réflexion et évolution, Taxis prend ensuite le chemin de la bande dessinée et publie des nouvelles dans des magazines de Comics. Dessins, collages et peinture lui permettent de créer des œuvres réalistes ou imaginaires qui se retrouvent autour d’un point central : l’être humain et la lutte quotidienne que la société l’oblige à traverser. Son objectif est de provoquer le spectateur dans une conversation avec lui-même au cours de laquelle celui-ci peut élargir et approfondir sa propre perception. Son œuvre est un jeu entre l’image et le public autour de personnages et scènes marqués par de fortes émotions. Le mur devient une toile sur laquelle se dessinent les états d’esprit les plus profonds suscitant un sentiment de détachement de la réalité.

Artiste australien, 12 rue du Calvaire du 1er au 14 septembre
Artiste australien, 12 rue du Calvaire du 1er au 14 septembre

Guido Van Helten

Après des débuts dans le monde du graffiti à Melbourne, l’une des capitales mondiales du street art, Guido Van Helten s’est orienté vers un travail plus professionnel pour développer un style inimitable basé sur le photoréalisme et inspiré de vieilles photographies en noir et blanc. Ses œuvres dégagent souvent de la mélancolie et un profond sentiment d’humanité. Ses portraits monochromes impressionnent et questionnent. Ils sont le fruit d’un long travail de l’artiste qui investit d’abord le lieu pour connaître son histoire mais aussi les traditions et la culture qui y sont attachées. Vient ensuite le choix de l’image qui permettra de mettre en valeur l’âme et l’esprit qui animent les lieux. Son style monochrome lui permet alors de créer nuances et détails qui apportent une touche de merveilleux à des œuvres uniques qui racontent ou suggèrent une longue et riche histoire.
Artiste française, 135 rue du Chemin Vert du 5 au 14 septembre
Artiste française, 135 rue du Chemin Vert du 5 au 14 septembre

Magma

Magma est une jeune artiste française qui vit de son art depuis trois ans. Passée par les bancs de l’école de dessin Ecohlcité, Margot Mégier a depuis réalisé plusieurs projets avec des jeunes et même des tous petits. « L’idée est de faire avec les autres et pour les autres » confie l’artiste. « Les murs appartiennent aux personnes qui les habitent et les traversent dans un quartier où la fresque prendra racine. Je pense donc toujours une image par rapport à celles et ceux qui la verront grandir. » Ses inspirations ? « Les beautés brutes et libres de l’enfance et de l’adolescence. Les souvenirs qui nous restent, les rêves, les amitiés, les amours, l’onirisme, la découverte du monde mais aussi les traumatismes, petits ou profonds, qui souvent les accompagnent. La dureté parfois crue du monde dans lequel il faut pourtant grandir, s’émanciper et trouver sa place. Le chien accompagne souvent les scénarios de mes peintures. Il incarne une figure fidèle, profondément tendre, protectrice et énigmatique. » Concernant son style graphique, Magma s’appuie sur le réalisme académique tout en détournant la réalité avec une touche d’onirisme. L’artiste interviendra rue du Chemin Vert pour une œuvre participative réalisée avec les habitants et l’association Intramurock.

Artiste français, boulevard Clocheville
Artiste français, boulevard Clocheville

Pierre-Antoine Lépine

Fils d’un Boulonnais qui considérait sa ville comme « La capitale de la France », Pierre-Antoine Lépine a gardé un attachement symbolique et affectif avec Boulogne-sur-Mer. Basé aujourd’hui à Lille, l’artiste s’est plongé dans la peinture à l’âge de 15 ans. Autodidacte et rêveur, il a puisé son inspiration chez des figures comme George Mathieu ou Nicolas De Staël. Celui qui se fait surnommer Kawan aime la peinture classique. Après avoir exposé à la galerie Wable, il s’attaque aujourd’hui au mobilier urbain disséminé dans la ville. « J’aime la fluidité de la bombe et utiliser la rue comme support pour toucher un large public. L’œuvre est touché par le temps et fait sa vie dans la ville. » Passionné par l’abstrait, Pierre-Antoine Lépine va cette fois s’attacher à créer des œuvres plus figuratives. « Je souhaite mettre en avant l’idée de résonance entre mon œuvre et certaines collections du Musée comme les masques ramenés par Pinart mais aussi jouer avec l’imaginaire véhiculé par les noms des rues. » 7 pochoirs sont en préparation par l’artiste qui s’avoue « fier mais aussi un peu stressé à l’idée de participer à un festival qui a déjà accueilli de grands noms internationaux. »
Artiste argentin, boulevard Sainte-Beuve
Artiste argentin, boulevard Sainte-Beuve

Ron Muralist

Martín Ron vient poursuivre la belle histoire qui lie Boulogne-sur-Mer et l’Argentine. Après Segui et Alaniz, l’artiste né à Buenos Aires viendra poser son style hyperréaliste qui trouve son inspiration dans les scènes de la vie quotidienne, la nature et les figures populaires. Pour Martín Ron, la peinture est un art de vivre. Dès l’âge de 10 ans, l’artiste argentin s’est plongé dans cette forme d’expression comme un enfant dans un jeu sans limite. Toujours à la recherche de nouvelles idées qui iraient à contre-courant de l’art traditionnel, Ron Muralist aime explorer la richesse des couleurs et découvrir de nouveaux concepts. Spécialisé dans le grand format, il a d’ailleurs réalisé la plus grande peinture murale au monde (412m²) dans un quartier de Buenos Aires, l’artiste aime surprendre les passants avec d’immenses œuvres d’art qui transportent chacun dans un monde imaginaire. S’ouvre alors un dialogue entre les habitants et l’œuvre. Considéré comme l’un des dix meilleurs muralistes au monde, Martín Ron a déployé son art en Argentine, Angleterre, Espagne, États-Unis, Australie, Turquie, Qatar, Russie et pour la première fois en France à Boulogne-sur-Mer.

À découvrir également :

Les 4F ou l’art participatif pour embellir le centre-ville

191 sphères à transformer en œuvres d’art. Voilà le beau défi accompli par l’atelier des 4F. Répartis dans les rues Thiers, Monsigny, Faidherbe mais aussi place de Lorraine et place Gustave Charpentier, elles vous guident tel un chemin vers l’art à travers le centre-ville.

Regards étonnés, sourires, jeune enfant qui reste longtemps devant la sphère avant d’oser poser une main sur les différents motifs… la transformation des globes du centre-ville interpelle. Les artistes Boulonnais Sylvie Lapaquette, Christine Chochoy, Christine Pavy, Pascal Houlbreque, Annie Croquelois et Arthur Rouze ont fait parler leur inspiration pour donner une nouvelle vie à ces sphères bien connues des Boulonnais.

Un vrai travail collectif, totalement dans la philosophie de l’association. Au total, ce sont donc 191 sphères qui sont devenues des objets d’expression artistique symbole de la richesse des mondes qui composent notre planète. L’enchaînement et la proximité de ces œuvres créent un cheminement naturel à travers le centre-ville. L’occasion d’une balade et d’une découverte des mondes en miniatures à travers des créations ludiques et pédagogiques qui sensibilisent les plus petits à la richesse de l’art et à l’importance de la préservation de la nature.

Des visites guidées

L’office de tourisme proposera des visites guidées des fresques réalisées lors des précédentes éditions. Anecdotes et références artistiques enrichiront un parcours d’une heure trente qui fera la part belle aux fresques présentes en centre-ville. 5€ par personne. 2€ pour les 12-18 and et 1€ pour les moins de 12 ans.

Rendez-vous les 9, 13, 16, 20, 23, 27 et 30 juillet, les 3, 6, 10, 13, 17, 20, 24, 27 et 31 Août et les 3, 7, 10, 14, 17, 21 et 24 septembre.

 

Toutes les fresques dans une appli !

Envie d’improviser vous-même la découverte du street art boulonnais, téléchargez « Street Art Cities » sur votre smartphone ! L’ensemble des fresques y sont géo-localisées et expliquées. Tout le street art en un seul clic ! 

Des plans du parcours sont également disponibles à l’hôtel de ville, place de Picardie et rue de Lille !

Visite Guidée Street Art

Les talents de demain s’exposent aujourd’hui

Les talents de demain s’affichent lors d’une grande exposition éphémère. Présentées sur les panneaux électoraux parsemés à travers la ville, plus de 300 créations, photographies ou peintures, envoyées par des artistes de la France entière, s’offrent à la vue des passants qui pourront, avec curiosité et plaisir, découvrir les talents de demain.