École Municipale d’Arts
Catégorie(s) : Artistes

Depuis plus de 200 ans, les équipes éducatives s’attachent à transmettre l’Art et ses gestes à des générations de Boulonnais. Fondée en 1819, l’école gratuite de dessin et d’architecture –comme on la dénommait à cette époque – a ouvert ses portes le 1er janvier 1820. Elle accueille alors ses premiers élèves, tous masculins puisque l’école ne s’ouvrira aux femmes que vers 1875. L’EMA se nourrit de l’Art de son temps et de son histoire. Sans renier les techniques traditionnelles d’expression plastique (peinture, sculpture, gravure, photo…), elle sait proposer à son public une découverte des écritures contemporaines (installation, vidéo, performance…). C’est un œil toujours renouvelé, porté sur la vitalité et la diversité de l’Art qui amène les enseignants-artistes à proposer en partage leur pratique sans oublier de favoriser l’interaction des disciplines enseignées. À l’Ecole Municipale d’Arts, c’est avec exigence que se pratiquent les Arts et s’enseignent leurs histoires. La municipalité de Boulogne-sur-Mer porte une attention toute particulière pour rendre la culture accessible à tous et offrir les meilleures politiques culturelles possibles à chacun des Boulonnais.

L’EMA rend hommage à Charles Brown

Réalisée par l’Ecole Municipale d’Arts de Boulogne-sur-Mer en 1985, cette fresque rend hommage au compositeur Charles Brown (1898-1988), né d’un père anglais et d’une mère boulonnaise.

Charles Brown fait ses premières études musicales au Conservatoire de Boulogne-sur-Mer où il obtient le prix d’excellence. D’un naturel chaleureux et généreux, il sait attirer à lui des professeurs remarquables qui ont décelé son talent. Avec eux, il travaille son violon et approfondit la composition et l’écriture musicales.

La musique va occuper toute sa vie, dont 22 années passées à la direction de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse de la ville de Bourges. Il laisse plus de 160 oeuvres, dans tous les genres, excepté l’opéra. On lui doit des oratorios (Évocations liturgiques, 1947 ; le Cantique dans la fournaise, 1946 ; Cantate pour sainte Jeanne de France, 1950), des symphonies et pièces symphoniques, des œuvres concertantes, des trios, quatuors, quintettes.

La fresque le représente sobrement de profil sur un fond blanc tapissé de portées de sa composition.

L’EMA rend hommage au cinéma

La salle des Pipots abrite un cinéma art et essai. Bien avant la création du festival « Street Art », l’équipe de l’Ecole Municipale d’Arts s’est appropriée la façade avec bonheur pour identifier cet espace culturel.

Quoi de plus naturel que d’évoquer les grands succès du 7ème Art à Boulogne-sur-Mer, ville qui a vu Victor Planchon inventer la pellicule souple en 1894 ?

Les artistes ont donc choisi de représenter en noir et blanc, façon pellicule, les images mythiques de quelques grands succès du cinéma : Yves Montand dans l’Aveu de Costa-Gavras, Les ailes du désir de Wim Wenders, Amadeus de Milos Forman, Le dictateur de Chaplin et d’autres encore que chacun peut redécouvrir avec plaisir.

Une rue, une histoire

Impasse des PIPOTS

Ouvert face à la rue Charles Péron, cet espace fait bien des jaloux chez les automobilistes qui aimeraient y garer leur voiture. Mais cet espace est privé et le stationnement réservé aux résidants qui occupent les trois immeubles composant l’Impasse des Pipots. Le plus vaste abrita une imprimerie fondée par Albert Delhaye en 1913 et reprise par Roger Bazin en 1926 ; l’atelier ferma en 1938. Depuis, l’arrêt de ces machines, le silence s’est installé dans ce lieu où l’on peut admirer, sur le mur d’un immeuble de la rue des Pipots, une fresque monumentale dédiée au compositeur Charles Brown.

Rue des PIPOTS

Rebaptisée Rue Ernest Serret en 1883, en l’honneur de l’écrivain boulonnais couronné par l’Académie française, la rue a néanmoins gardé sa dénomination ancienne (1550) à une lettre près : à cette époque, « Pipot » s’écrivait au singulier. Ce mot désignait l’orifice d’une fontaine. Plusieurs conduits menant le trop-plein d’eau de la haute ville dans cette artère alors dédiée aux tanneurs, « Pipot » prit le pluriel et l’a gardé. Durant la parenthèse révolutionnaire, cette voie fut dénommée Rue de Mably. Cette artère importante qui a, elle aussi, souffert des bombardements, n’a conservé son aspect initial qu’au-delà de la rue des Prêtres. Après la guerre et à plusieurs reprises, son parcours a été élargi à différents endroits pour permettre aux véhicules de pouvoir enfin se croiser. C’était avant qu’on y instaure la circulation à sens unique ! L’hôtel des pompiers a disparu ; sur l’emplacement ont été bâtis les locaux de la Caisse d’épargne de la Côte d’Opale. Autrefois habitée par nombre d’avocats et de notaires, d’architectes et d’armateurs, la Rue des Pipots possède de beaux immeubles. Elle a heureusement gardé les bâtiments de l’ancien collège Angellier, aujourd’hui dédiés à la musique et à la danse : une jolie fresque vient d’embellir ses murs. Une salle de cinéma ‘‘Les Pipots’’ y avait été aménagée, mais il y a belle lurette que les projections ont été abandonnées, hélas. Consolons-nous en gardant, pour la fin de ce paragraphe, un graffiti longtemps visible sur un mur de cette vieille artère : Tous les jours, c’est la rue des Pipots ; le samedi, c’est la rue des Pipelettes. Il est vrai que ce jour-là, avec le marché, les discussions vont bon train…

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Impasse des Pipôts
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