Jacques Salvignol
Artiste français
Catégorie(s) : Artistes

L’échiquier de la vie par Jacques Salvignol

Ce grand jeu d’échec urbain placé en entrée de ville est l’une des premières fresques réalisées à Boulogne-sur-Mer. Signée Jacques Salvignol, alors directeur et enseignant à l’Ecole Municipale d’Arts, elle est une métaphore de la vie où les pièges sont à éviter pour atteindre son but et réaliser son destin.

Cette fresque ressemble à son auteur. Jacques Salvignol évoque ici la condition humaine et le parcours d’une existence où l’homme évolue d’étape en étape, de case en case… Le tout étant de ne pas tomber dans la mauvaise, un gouffre qui met fin à tout espoir. L’échiquier de la vie représente une route longue qui tend vers l’infini. Qu’y-a-t-il au bout ? C’est le mystère de chacun….

L’objectif est de mener sa vie du mieux possible. Les personnages qui s’échelonnent dans une perspective linéaire absolue portent comme l’artiste un chapeau noir. Tandis qu’ils évoluent vers leur destin, un clair de lune projette derrière eux leur ombre portée. Poétique et prophétique.

Si Jacques Salvignol est l’auteur de cette fresque en 1983, il en avait confié « le carton » et la réalisation à René Bence peintre en lettres à Wimereux et son apprenti Jean-Pierre Hennuyer qui n’était autre qu’un de ses anciens élèves de l’école des Beaux-Arts de Boulogne-sur-Mer.

Pour la petite histoire, conformément au dessin original, c’est un croissant de lune qui éclairait les personnages. Mais lors d’une visite de chantier, Jacques Salvignol n’était plus convaincu de son choix et opta finalement pour une lune pleine. Cette ultime retouche située à 18 mètres de haut au point culminant de cette fresque fut réalisée par son ancien élève à la satisfaction de son maître.

Jacques Salvignol Artiste Français

Originaire d’Albi, Jacques Salvignol revendiquait fièrement ses racines cathares, comme il le disait lui-même, dans le sens de « l’insoumission ». Homme libre et dessinateur hors pair, il avait un regard caustique et aiguisé sur le monde et ses contemporains. Figure majeure dans l’histoire de l’Ecole Municipale d’arts, il a fait plus que diriger cette institution boulonnaise. Il l’a totalement modernisée. Entré en 1965 pour y enseigner la peinture, l’étude documentaire et le dessin, c’est en 1984 qu’il en prend la direction. Successeur de Marc Barbezat, il resta directeur jusqu’à sa mort en 1996.

Une rue, une histoire

Rue de la LAMPE

Il y a quelques années, cette artère était d’une tristesse abominable : ah, la Rue de la Lampe, un jour de pluie ! Mais l’ilot qui compose le tronçon allant du boulevard Daunou à la place des Capucins a été repeint, tandis que le côté opposé, qui longe la façade latérale de la Banque de France, est aujourd’hui bien fleuri. Tout ceci n’était pas du luxe ! Largement ouverte à son point de départ, la voie reprend sa dimension originelle passée la rue de l’Amiral Bruix : seule cette partie étroite retient le regard du promeneur. Pour la fresque réalisée sur le mur de l’ex-‘‘Prisunic’’, pour les commerces implantés de part et d’autre du dernier tronçon. On ne connaît pas l’origine exacte du nom qu’elle porte officiellement depuis le 4 mai 1822, mais mentionné sur des documents dès le XVIe siècle. Elle viendrait, soit d’un gué signalé par une lampe qui servait de repère, soit d’une statue où l’on entretenait une lampe, ou bien encore d’une enseigne de taverne ou d’auberge. Comment savoir… Le 20 février 1883, elle fut renommée Rue Demarle.

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