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Marat Morik dévoile ses souvenirs et son style cubiste rue Ferdinand Buisson 
Catégorie(s) : Actualité
Publié le : 22/08/2025

C’est une œuvre dans un style tout à fait différent qui a vu le jour dans le quartier de la gare. Entre la fresque réaliste de Versus Flow et les influences impressionnistes de Megan Oldhues, Marat Morik apporte une touche de cubisme autour d’une création qui rappelle les souvenirs et l’importance de l’amitié à l’artiste russe. 

Une pause, un moment de répit au cours d’une longue partie de tennis. Les deux amies de Marat Morik ont pris corps sur l’un des murs de la rue Ferdinand Buisson. Œuvre originale et magnifique d’un style propre à l’artiste dans un esthétisme contemporain et moderne qui fait ici clairement référence au cubisme popularisé par Picasso.  

« Dans mon style, j’aime m’inspirer de photos et jouer avec ces images en gardant des éléments et en superposant d’autres pour composer quelque chose de nouveau » confie le muraliste russe. « D’autres fois, mon travail est basé sur mes dessins. Ici, c’est un peu les deux. A partir d’une photo que ma mère m’a envoyé, j’ai composé un dessin en noir et blanc autour de deux de mes amis qui sont aussi des partenaires de tennis. J’aimais beaucoup la composition de l’image. Je l’ai ensuite retravaillée en ajoutant pas mal de choses. Pour moi, il ne s’agit pas de divertissement mais d’échanges pour apporter ce « tennis style ». La photo a été prise à Novossibirsk, en Sibérie, la ville où je suis né. Il y a beaucoup d’instituts scientifiques et à côté des terrains de tennis permettent de se détendre, notamment l’été. Je ne suis pas un fou de ce sport mais toute ma famille joue depuis longtemps. » 

Une image totalement retravaillée autour de personnages aux formes géométriques massives, symbole du cubisme. « J’avais essayé plusieurs de mes dessins pour ce mur et j’ai trouvé que c’est cette composition qui se mariait le mieux à l’endroit » reprend Marat Morik. « J’avoue que ce n’est pas spécialement en relation avec les habitants mais plus quelque chose qui me parle. Le tennis est aussi un sport universel, donc je me suis dit « pourquoi pas ? » (rires) »  

L’esthétique de la scène a également pesé avec un univers retravaillé par l’artiste. « J’aime la terre battue qui présente des couleurs intéressantes à travailler. J’aime cette esthétique. Je dessine toujours tout au crayon et j’ajoute ensuite des couleurs, des formes, des structures. Ensuite, j’ajoute les couleurs selon l’endroit. Je fais des essais et je change certains tons qui ne me plaisent plus. C’est long mais c’est un processus important. C’est plus intéressant de peindre comme ça. » 

L’œuvre a été entièrement réalisée au pinceau pour un résultat final magnifique qui enrichit le musée à ciel ouvert boulonnais d’une nouvelle œuvre au style différent et remarquable. « Je suis très heureux de participer au festival cette année. Je n’étais jamais venu dans cette partie de la France. C’est toujours sympa et intéressant de découvrir de nouvelles villes avec leur propre culture » reprend l’artiste. « C’est aussi super de voir comment les habitants se sont appropriés les œuvres, les ont acceptées et sont enthousiastes. Les riverains sont désormais préparés et voient notre arrivée avec plaisir. En plus, les touristes sont nombreux à venir admirer tous ces murs. C’est un honneur pour moi d’en faire partie. » 

Le rendez-vous est donné pour une belle balade artistique rue Ferdinand Buisson et place Rouget de Lisle.

Portrait : Né à Novossibirsk en 1982, Marat Danilyan de son vrai nom se passionne très jeune pour le dessin. Après avoir fréquenté les bancs de l’école municipale d’art, c’est par la découverte du hip-hop qu’il se passionne pour le graffiti associant ainsi ses deux passions. Le jeune artiste travaille d’abord à la bombe, développe une gestuelle particulière en s’appliquant à réaliser différentes formes de lettres avant d’évoluer vers un art plus figuratif. Inventif, en perpétuel évolution, Marat Morik aime travailler différents matériaux et mélanger les techniques pour développer un univers propre entre abstrait et figuratif mêlant les influences du cubisme, de l’expressionisme et du réalisme pour aborder des thèmes variés : la beauté du quotidien, les relations humaines, les fragilités de chacun. Ses œuvres, d’un esthétisme contemporain et moderne, s’affichent sur les murs du monde entier de Miami à Moscou.

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