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Guido Van Helten va au bout de sa démarche pour poser un regard universel sur la Côte d’Opale
Catégorie(s) : Actualité
Publié le : 24/08/2026

Avec cette troisième fresque, Guido Van Helten est allé au bout de son concept, de sa démarche artistique. Après un mur qui évoque la liaison avec l’Angleterre et un second sur le plaisir des moments simples à la plage, c’est le regard porté sur la Côte d’Opale, vue depuis la mer, qui a inspiré l’artiste australien. Une nouvelle magnifique réalisation qui vient clore une trilogie d’œuvres profondes et philosophiques.

Prendre le large, ressentir un sentiment de liberté, prendre de la distance sur notre existence en regardant de loin l’endroit où l’on vit… Les interprétations du nouveau mur de Guido Van Helten peuvent être nombreuses et riches. Pour l’artiste, ce mur s’inscrit dans la lignée des deux premiers réalisés également rue Surcouf et rue de la Marine. « Les trois forment un tout, une histoire, un concept » explique l’Australien. 

Cette troisième réalisation est aussi quelque part la synthèse des deux premières fresques. « Elle reprend l’idée du bateau mais d’un autre point de vue, en étant à bord » continue Guido. « Cette troisième œuvre s’inspire également d’un tableau. » Après Manet et « Départ de Folkestone », c’est cette fois du côté de Caspar David Friedrich que l’artiste a trouvé l’inspiration. Le peintre romantique allemand a réalisé plusieurs œuvres où figurent des bateaux dont un tableau « On the ship » représentant deux personnes qui regardent vers le large. « Enfin, sur le plan technique, la fresque est identique à la seconde avec l’utilisation de la structure particulière du mur et de ses coquillages pour créer du contraste avec le blanc. » Seule couleur utilisée par l’artiste qui a réalisé l’ensemble de son mur au pinceau avec une peinture spécifique. « J’utilise du silicate, c’est une peinture minérale qui se lie indissociablement au support. Elle résiste parfaitement aux rayons UV et aux intempéries. Je peints par petites touches pour garder le grain du mur. »

Une image qui s’inspire également des photos réalisées par l’artiste lors de la Côte d’Opale fête la mer et d’une sortie sur l’hydrograaf. « Ce que j’aime plus que tout dans cette image est que cela ressemble à un tableau dans un tableau » reprend Guido. « Une sorte de « fenêtre sur cour. » Tout est simple et naturel avec la mer, la Côte d’Opale, cette vue et l’impression d’être seul en mer. Tout est connecté. »  

Une connexion profonde avec Boulogne pour cet artiste qui a pris le temps de connaître le quartier, d’échanger avec ses habitants pour une immersion totale lors du festival. Un confort de travail et une démarche que le muraliste australien apprécie. « J’ai beaucoup voyagé et participé à de nombreux festivals » reprend Guido. « Boulogne possède l’une des meilleures et des plus anciennes organisations en Europe. C’est vraiment un honneur de contribuer au Musée en plein air en cours de construction ici. Bien sûr, l’organisation est super mais c’est surtout la philosophie qui compte. En tant qu’artiste, le plus important est de faire partie d’un parcours avec une démarche artistique et d’essayer de toujours repousser les limites. »

Pour des créations toujours plus originales et profondes. Comme l’œuvre de Guido. 

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