Après sa magnifique fresque réalisée dans le quartier de la gare l’été dernier, Jasmine Crisp est de retour ! Cette fois, direction le centre-ville et la rue des Pipôts pour découvrir une nouvelle œuvre poétique qui trouve son inspiration lors de la première venue de l’artiste à Boulogne-sur-Mer il y a un an.
Et soudain, parmi les grands bâtiments de la rue des Pipôts, surgit un coin de verdure. Un bonheur pour les yeux et pour l’esprit autour d’un message : « C’était son « rien » parfait ». Un appel à se poser et à savourer le moment présent lorsqu’un temps de repos est possible.
« J’ai passé un vrai beau moment à Boulogne l’an dernier » confie l’artiste. « Et quand l’opportunité de revenir s’est présentée, j’ai foncé ! » Après avoir réalisé une fresque poétique autour d’une valise imaginaire pour construire une nouvelle vie en 2025, l’artiste australienne aborde une nouvelle fois les thèmes de la mémoire et du souvenir. « Revenir ici est quelque chose de spécial pour moi car maintenant, j’ai une connexion avec cette ville. J’ai donc décidé de créer cette œuvre à partir de mes souvenirs de mon premier passage. Un de mes moments favoris s’est produit lors d’un jour de repos où j’ai pris mon temps pour découvrir la ville comme une touriste. J’ai pris quelques photos dont une dans un parc. J’ai voulu la représenter ici, en cœur de ville pour plusieurs raisons. Tout d’abord car elle célèbre le fait de savoir profiter d’un temps de repos. Ne rien faire est le moment le plus beau car il est le plus créatif et celui qui permet de se régénérer. » D’où le titre apparu en bas de l’œuvre « It was her perfect nothing » soit « C’était son « rien » parfait ».



Prendre le temps fait aussi voir la vie différemment. « On sait tous qu’on pose un autre regard sur une ville en tant que touriste par rapport aux habitants qui vivent ici toute l’année. C’est toujours une vie un peu rêvée. J’ai voulu aussi mettre en avant des fleurs que je ne vois pas en Australie et qui sont très communes ici comme le rhododendron. Et puis le parc est important aussi car c’est un endroit universel où tout le monde se retrouve et fait communauté. »
L’idée du parc en centre-ville propose également un contraste qui intéresse la muraliste. « Cette fresque apporte aussi de la verdure et des fleurs dans un endroit où il n’y en a pas. Un endroit où on prend son temps. Ce qui est pour moi l’opposé de la ville où tout le monde court, va au travail et multiplie les activités. »


Une nouvelle œuvre à admirer sans modération et entièrement réalisée au pinceau pour « s’inspirer et rendre hommage à la tradition des peintres français et aux natures mortes avec des fleurs. »
Pour le plus grand plaisir des riverains et des passants, nombreux à lever les yeux vers le mur pour trouver une petite bulle de repos dans la ville.
Auparavant, ce mur accueillait l’œuvre de Lonac, muraliste croate intervenu en 2018. Les propriétaires ayant décidé de réaliser d’importants travaux d’étanchéité. L’artiste n’ayant pu venir refaire son œuvre cet été, il a donné son accord à la création d’une nouvelle œuvre.







