Surprenante lorsque l’on descend la rue Faidherbe, l’image se voit également de très loin depuis les hauteurs de Boulogne. Signée Ratur, cette nouvelle fresque du musée à ciel ouvert boulonnais offre une magnifique référence aux plages de la Côte d’Opale qui se dévoile à deux pas du port.



Placée au-dessus de la boulangerie « L’amirauté » et à deux pas de l’ancien Bar Hamiot, l’œuvre signée Ratur sent bon l’iode et l’air de la mer. Originaire du Havre, l’artiste français a souhaité explorer l’image de la plage et ses références multiples qu’elles soient un souvenir d’enfance, un symbole écologique ou la référence d’un rivage particulier. « J’ai souhaité évoquer la Côte d’Opale car l’élément marin, l’eau en général, est quelque chose qui m’inspire beaucoup en ce moment » explique le muraliste. « Je sais qu’il n’y a pas de galets à Boulogne mais j’aime aussi lier les différents paysages de côtes, car il y a des galets pas très loin d’ici, avec ceux du Havre, ma ville natale. » Une image qui évoque aussi l’enfance. « J’y ai aussi placé des morceaux de verre polis que l’on trouve beaucoup sur les plages de galets et que je m’amusais à ramasser quand j’étais gosse. Il y a aussi un bouchon en plastique pour le côté engagé et pour rappeler l’importance de prendre soin de notre planète (Boulogne est l’une des premières villes signataires de la charte « une plage sans déchet plastique »). Enfin, j’ai ajouté des opales en référence à la couleur qui a donné son nom à la Côte. »



Une œuvre qui plait et interpelle, nombreux étant les passants à lever la tête et à chercher à mieux apercevoir ce petit bout de nature niché dans les immeubles de la rue Faidherbe. « Le spot est royal dans une rue très passante » reprend Arthur Maslard. « Il me permet d’offrir une vue sur la plage avant d’apercevoir la mer et le port. Si elle est un peu coupée pour les passants, la fresque va être vue de pas mal d’endroits différents. J’ai essayé de m’adapter en plaçant le bouchon et les opales sur la gauche pour que les gens au sol puissent les voir mais je ne me suis pas arrêté à ça. Les riverains des immeubles alentour et les habitants des hauteurs de la ville pourront en profiter car elle se voit de très loin. J’ai donc été dans le détail partout. »
Au final, une magnifique œuvre qui s’ajoute au parcours déjà riche du musée en plein air boulonnais. « Je connaissais le festival de réputation » continue Ratur. « Il fait partie des plus gros festivals en France, c’est clairement un incontournable. A Boulogne-sur-Mer, la démarche n’est pas opportuniste. Les artistes sont sélectionnés en fonction du lieu, il y a donc aussi un côté urbaniste. Et puis, ce qui compte le plus pour nous, est qu’on a carte blanche. Ça n’a pas de prix. C’est une liberté essentielle. »




Une liberté et un esprit qui règne entre l’équipe du festival et les artistes. « L’organisation est au top et fait partie de mes 2-3 meilleures expériences » insiste le muraliste. « Le matériel est prêt et il est de qualité. J’aime aussi beaucoup cette ambiance « festival » où on rencontre d’autres artistes où on échange avec des personnes de différentes cultures. »
Des conditions idéales pour une liberté créative qui s’exprime parfaitement sur cette nouvelle œuvre d’art à découvrir rue Faidherbe.




