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Manuel Moreno Guirao prend le sport pour prétexte d’un message universel : créer une communauté
Catégorie(s) : Actualité
Publié le : 03/08/2026

Le style et la palette de couleurs sont reconnaissables entre mille. Le jeune artiste Manuel Moreno Guirao aborde la vie avec poésie et symbolisme. Pour sa première œuvre boulonnaise, le muraliste espagnol évoque le sport dans un esprit olympique. Au-delà de l’action physique, sa pratique permet de faire communauté et de développer le vivre ensemble.

Large sourire et les yeux qui brillent, Manuel Moreno Guirao a encore du mal à réaliser qu’il va poser son nom et montrer son œuvre dans le riche musée à ciel ouvert de Boulogne-sur-Mer. « J’avais bien sûr entendu parler du festival avant de venir ici notamment par Jasmine (Crisp) que je connais bien » confie l’espagnol qui vit désormais en Australie. « C’est pour moi une grande chance d’y participer. Je suis un jeune artiste et m’inscrire dans la lignée de tous ces grands noms déjà passés ici est vraiment un honneur. D’autant que ce festival, contrairement à d’autres, laisse une grande liberté dans le choix de l’œuvre que l’on souhaite réaliser. »

Et de la créativité et du talent, celui qui n’a même pas 30 ans, en a beaucoup. En témoigne ce premier mur, situé rue de la Tour Françoise, à deux pas du parking de l’Ancien Rivage. « Cette année, j’ai décidé de travailler autour du thème des Jeux Olympiques. Dans cette philosophie, j’ai créé ce mur qui représente le saut à la perche. Pour moi, derrière cette œuvre figurative, le message est multiple. Le sport développe souvent une image assez puissante avec du mouvement. Il me sert de support à une démarche plus philosophique. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de promouvoir l’activité physique en elle-même mais plutôt le côté psychologique et l’aspect humain en général. J’ai écrit « C’est rien » en bas de la fresque pour créer une dualité entre le fait de réaliser un saut aussi impressionnant et difficile et les autres personnages qui s’entraînent aux étapes préparatoires. Si on se prépare correctement, réaliser quelque chose de difficile devient « facile ». Pour moi, le sport est aussi un moment où les gens créent une communauté. A travers l’effort de ces sportifs qui cherchent à aller toujours plus haut, il y a également une allégorie de l’artiste qui cherche lui aussi à toujours se surpasser. »

Si le choix des couleurs, que l’artiste crée lui-même avec ses propres mélanges, est également essentiel pour se fondre dans le contexte, il est aussi un vecteur de sentiments. « Dans cette idée d’universalité, mes personnages sont volontairement seulement esquissés » poursuit Manuel Moreno Guirao. « Ce qui compte, c’est leur humanité. J’évoque leurs traits de caractères par des couleurs différentes pour que chacun s’y retrouve. J’essaye de créer un « assortiment parfait » et une connexion avec le public pour arriver à quelque chose d’universel. »

Objectif atteint pour le jeune artiste espagnol, tout heureux de se voir confier un second mur, rue des Pipôts. Pour une nouvelle œuvre d’art universelle à découvrir dans les prochains jours.  

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